Description
1978. Rome, Chiara et ses camarades des Brigades Rouges, séquestrent Aldo Moro, le président de la Démocratie chrétienne italienne, qu’ils viennent d’enlever. Au fil des jours, les convictions de Chiara sont ébranlées. Mais le jusqu’au-boutisme des Brigades rouges face à l’intransigeance des pouvoirs politique et religieux rendent la fin inéluctable…
Buongiorno, notte permet d’aborder un moment clé de l’histoire italienne: l’enlèvement d’Aldo Moro en 1978, au cœur des «années de plomb» marquées par un terrorisme politique d’extrême-droite et d’extrême gauche dans un contexte mondial de tensions Est-Ouest. En adoptant le point de vue d’une jeune militante des Brigades rouges, Bellocchio explore la radicalisation et la violence politique de cette période, avec ses contradictions idéologiques et les fractures générationnelles d’alors. L’enlèvement d’Aldo Moro est perpétré au moment où ce dernier envisage un « compromis historique » entre la Démocratie Chrétienne alors au pouvoir et le puissant Parti communiste italien. Marco Bellochio oppose sobrement des militants d’extrême-gauche jusqu’au-bou- tistes, isolés et déconnectés de la perception de la population et des pouvoirs politiques et religieux intransigeants. Ainsi, respectueuse des faits, la fiction de Bellocchio se présente comme une relecture d’un événement tragique qui a bouleversé les Italiens et marqué leur histoire.