Description
Toscane, 1938. Guido, un jeune homme juif, enjoué et rêveur, tombe amoureux de Dora, une institutrice. Ils ont un fils : Josué. Mais conformément aux lois antisémites mises en place par le pouvoir fasciste de Mussolini, allié des nazis, la famille est dépor- tée dans un camp de concentration. Guido met tout en œuvre pour éviter l’horreur à son fils…
Grand prix du Festival de Cannes en 1998, Oscars du meilleur film en langue étrangère et du meilleur acteur pour Benigni, La Vie est belle a connu un succès critique et commercial retentissant. C’est sans aucun doute le regard singulier que Roberto Benigni a choisi de poser sur une période sombre de l’histoire, la Shoah, qui a fait de ce film un chef d’œuvre et un classique du cinéma italien. L’histoire de Guido, qui trans- forme l’horreur en jeu pour protéger son fils de la barbarie, est racontée sur le registre inattendu de la fable. La mise en scène qui conjugue humanité, humour et poésie, n’élude pas les monstruosités de la Shoah mais au même titre que Guido détourne l’attention de son fils, le film oriente le regard du spectateur pour dire l’horreur sans la montrer et faire l’éloge de l’esprit de résistance. Pour autant, tout est dit de l’effroyable tragédie en cours. Ainsi, le récit offre une approche sensible, entre drame et comédie, qui permet aux élèves d’appréhender plus aisément des notions difficiles : les lois raciales, la pro- pagande, la persécution des Juifs, la représentation de la Shoah à l’écran et la mémoire italienne sur ces sujets.